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ERSCIA FRANCE

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SARDY LES EPIRY

France - Bourgogne - Nièvre

Le projet et les chiffres clés

 

Le Projet

 

 Chiffres clés

 

 

- Capacité scierie 2015 : 300 000 m³ grumes/an

- Capacité scierie 2020 : 500 000 m³ grumes/an

- Essence : Epicéa, pin, sapin, douglas

- 167 000 m3/an de sciages produits (2015)

- 281 500 m3/an de sciages produits (2020)

Chambres de séchage : 100 000 m³/an 

- Cogénération : 53,4 MWth (PCI)

- Production d'électricité : 12 MWél (P.installée)

- Soutirage thermique : 30 MW

- Production/an électricité : 96000 MWhél 

- Pellets en bois : 250.000 tonnes/an

- Efficacité énergétique : environ 90 %

- Investissement : 148 millions dʼeuros

- Création dʼemplois : 126 directs 285 indirects

- Superficie du site Erscia France : 61 hectares

- Superficie du site Wood Valley : 110 hectares

- Début des travaux : /

- Mise en service prévisionnelle : fin 2015

24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 15:30

Interview de Pascal JACOB,

Directeur Général d'ERSCIA FRANCE

Propos recueillis par Denis CHAUMEREUIL, Le Journal du Centre

Nevers, 24 avril 2012

 

Le JDC - Pascal JACOB, vous travaillez depuis plusieurs années pour l'installation de votre pôle industriel « bois énergie et bois transformé » à Sardy-Lès-Epiry, où en est l’avancement du dossier ? 

 

Pascal Jacob : « Je peux vous annoncer aujourd’hui que notre société ERSCIA France ainsi que notre partenaire  l’aménageur du lotissement industriel de Sardy-Lès-Epiry, Nièvre Aménagement, disposent dorénavant de l’ensemble des autorisations administratives permettant la réalisation de ce projet. Le Préfet de la Nièvre vient, en effet, de signer l’intégralité des arrêtés, dont le permis de construire, nécessaires au démarrage des travaux. C’est donc une étape déterminante qui vient d’être franchie. »

 

 

Le JDC - Pourquoi avez-vous choisi la Nièvre ? 

 

Pascal Jacob : « Je suis Nivernais, et je le resterai. J’ai toujours considéré que ce département dispose d’une carte majeure en terme de développement économique autour de la filière bois, dont nous parlons depuis 30 ans, et qui doit s’organiser autour de projets structurants c’est à dire impactant sur l’ensemble de l’économie régionale. J’ai donc à cœur que notre département accueille ce qui deviendra le plus important pôle énergie-transformation du bois en France. 

 

Ce projet nous le tenons bel et bien, grâce à la volonté d’actionnaires industriels qui ont été convaincus par les avantages qu’offrent notre territoire : situation géographique centrale par rapport aux marchés de produits finis, mais aussi par rapport à la ressource forestière, disponibilités d’un site de 100 hectares, ce qui n’est pas très évident à obtenir à l’échelle de la France, proximité d’infrastructures déterminantes : le rail importe beaucoup bien sûr, mais également quatre axes routiers et autoroutiers. Bref des atouts uniques pour permettent la réussite d’un tel pôle. La Nièvre, dont l’histoire industrielle est riche, dispose maintenant des clés pour renouer avec son illustre passé et engager une réindustrialisation autour de la première et seconde transformation du bois et de la production d’énergie verte. 

 

J’ajoute qu’un autre élément a été déterminant pour ce choix d’implantation : les élus locaux ont compris très tôt l’intérêt économique d’un tel projet pour le territoire nivernais ».

 

 

Le JDC - Comment le projet a-t-il été accueilli par les pouvoirs publics et les élus ?

 

Pascal Jacob : «  Très bien. Les services de l’Etat ont été exemplaires dans le suivi de ce dossier. La mise en place d’un Comité de Pilotage en février 2010 par le Préfet de la Nièvre et co-présidé par Jean-Paul Magnon, Vice-Président du Conseil Général, a grandement facilité le travail à la fois des services de l’état, de l’aménageur, des différents bureaux d’études et de l’équipe projet d’ERSCIA France. Par ailleurs, le très fort soutien des élus locaux et nationaux, également intégrés à ce Comité de Pilotage a naturellement été déterminant. Cette collaboration avec les élus associée avec la transparence que nous avons souhaité dans cette phase préparatoire a très largement contribué à la réussite de l’intégration de cette future implantation sur le territoire nivernais en tenant compte de tous les critères locaux, notamment et surtout les préoccupations de la population et celles du voisinage du site ».

 

 

Le JDC - Quels bénéfices pour le département et la région ? 

 

Pascal Jacob : « L’impact du projet de Sardy-Lès-Epiry sera très fort sur l’économie départementale, régionale et même nationale dans le domaine du bois et de l’énergie verte. En effet, il ne faut pas classer ce projet comme simplement une scierie, mais bien comme un véritable complexe industriel intégré associant la production d’électricité verte, la production de biocombustibles (pellets en bois) destinés aux autres centrales électrothermiques ainsi qu'aux particuliers et la première transformation du bois (sciages de résineux). Ce complexe attirera naturellement plusieurs autres industriels de la seconde transformation du bois déjà identifiés et qui s’implanteront dans un avenir proche, sur le site même de Sardy dimensionné pour les accueillir. Ces industriels visés opèrent sur les marchés des bois massifs reconstitués, des isolants thermiques naturels et des composants structuraux destinés à la construction. Ainsi, ce pôle intégré pèsera fortement sur les emplois locaux : 120 emplois directs et 250 emplois indirects seront créés à terme avec l’arrivée d’ERSCIA et plusieurs centaines d’autres dans la Nièvre en fonction des implantations à venir. C’est donc toute l’économie locale qui sera concernée : entreprises de transport, de maintenance industrielle mais également les commerces, les écoles, les services, les organismes de formations professionnelles, … ».

 

 

Le JDC - Comment s’organisera le site, son fonctionnement, comment seront réparties les différentes unités de productions ? D’où vient le bois ? 

Pascal Jacob : «  Le site de Sardy disposera d’équipements à la hauteur de l’importance du projet notamment le raccordement au réseau ferré, des infrastructures de circulation adaptées, la fibre optique etc. Il sera composé de deux zones distinctes : l’une d’une soixantaine d’hectares destinée aux trois activités d’ERSCIA et l'autre partie de la zone, qui sera divisée en plusieurs lots qui seront mis à disposition des futurs industriels. Concernant les approvisionnements, qu’ils soient relatifs aux grumes, à la biomasse et aux bois en fin de vie, ils proviendront de zones géographiques situées en moyenne dans un rayon de 250 km du site. 80% de nos grumes proviendront de massifs forestiers extérieurs à la Bourgogne. Afin de limiter le trafic routier et son impact sur l’environnement, le transport par rail sera fortement privilégié ». 

 

Le JDC - Cela va t-il changer le quotidien des habitants de Sardy-Les-Epiry ? Créer des nuisances ?

 

Pascal Jacob : « Le projet de Sardy-lès-Epiry est exemplaire d’un point de vue environnemental. Rappelons tout d’abord que l’ensemble du site est assujetti à un arrêté ICPE (Installation Classés Pour l’Environnement) délivré par le Préfet de la Nièvre. Ce document fixe les conditions règlementaires dans lesquelles l’autorisation de l’administration s’applique à notre société dans le cadre de l’exploitation de notre pôle de sciage incluant une unité de co-génération. Par ailleurs, je tiens à rappeler que notre ligne de production d’énergie utilisera uniquement des résidus de bois résultants en grande partie de notre production et des déchets de bois non-dangereux. En aucun cas donc d’autres catégories de déchets ne pourront être utilisées tels que, par exemple, des déchets municipaux totalement hors du cadre de l’autorisation qui nous a été accordée. 

 

J’ajoute également qu’en aucun cas notre installation de traitement thermique de déchets non-dangereux ne peut être assimilée, ni de près ni de loin, à un incinérateur de déchets ménagers par exemple. Il importe également de mentionner que les services environnementaux spécialisés de l’administration superviseront, en parallèle de nos autocontrôles permanents, toutes les activités d’ERSCIA ce qui permettra de s’assurer en continu que la règlementation dans le domaine environnemental sera suivie à la lettre. Enfin, en termes de trafic routiers, quitte à me répéter, nous privilégierons au maximum l’utilisation du réseau ferré aussi bien pour les matériaux entrants que pour l’évacuation de nos produits finis. Naturellement ce point a été analysé de très près par les autorités administratives compétentes conduisant à un avis positif de celles-ci. »

 

 

Le JDC -  Comment être sûr que ce pôle va bien fonctionner et bien se développer ? 

 

Pascal Jacob : « L’expérience de notre entreprise est très importante dans le secteur de la scierie, de la production de pellets et celui de la cogénération biomasse bois. Elle dispose de sa propre équipe d’ingénieurs spécialisés dans le secteur de l’énergie. Par ailleurs, le site de Sardy-Lès-Epiry sera, dans les grandes lignes, une duplication de notre site situé en Belgique qui fonctionne parfaitement depuis quatre années. Par ailleurs, nous réalisons également d’autres opérations pour le compte d’industriels de la première transformation qui ont décidé de choisir notre savoir-faire et notre expérience dans le domaine de la production de chaleur et d’électricité à partir de la biomasse forestière et de déchets de bois non-dangereux. ».

 

Propos recueillis par Denis Chaumereuil

 

 

ERSCIA France à Sardy-Lès-Epiry : Quelques chiffres (Avril 2012)

 

 

- Scierie : Grumes entrantes : 300 000 m³/an de capacité (500 000 m3/an à partir de 2020)

 

- 167 000 m3/an de sciages produits (281500 m3/an à partir de 2020)

 

- Chambres de séchage : 100 000 m³/an de capacité totale (3 chambres)

 

- Unité de cogénération : 53,4 MWth de puissance calorifique installée

 

- Production d’électricité : 12 MWél de puissance installée

 

- Pellets en bois : 250 000 tonnes/an

 

- Efficacité énergétique : environ 90 %

 

- Investissement : 148 millions d’euros Hors Taxe

 

- Création d’emplois : 120 directs et environ 250 indirects

 

- Superficie totale : 61 hectares pour le site d’ERSCIA France

 

- 110 hectares pour l’ensemble du site

 

- Mise en service du site d’ERSCIA France : Automne 2014 


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Published by erscia-france.over-blog.com
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